Le blog du mouvement republicain citoyen de Marseille
2012 Marseille Capitale européenne du
service public
Marseille est une belle ville où il fait bon vivre. Cependant un certain nombre de problèmes existent et pourraient être résolus facilement.
Ainsi nous avons vêcu récemment une grève d'une société en charge des collectes de poubelles sur un secteur de la ville. Rapidement, la qualité de nos trottoirs s'est
déteriorée et nous avons vu s'accumuler jour après jour les immondices. Quelle image donne t'on encore une fois de notre ville ?
Si l'on porte l'oreille aux portes de notre ville ou à la frontière de notre pays, on ne parle plus de Marseille comme haut lieu de la French Connexion, la Chicago Town, le temps a passé.
Marseille a pris un autre statut dans l'imaginaire collectif, elle est devenue Trash City ! Pourrait on résumer Marseille à ses déchets? Quel Marseillais pourrait admettre cela ? Comment en
sommes nous arrivés là ?
Tous les citoyens marseillais ont été victimes et pris en otage dans la mécanique des appels d'offres introduisant le travail en sous-traitance par une gestion appellée délégation de
service public (DSP). Les directives européennes voudraient nous imposer la concurrence libre et non faussée dictant qu'un service public peut etre mis en concurrence par un service privé sans
distinction d'activité. Il est à souligner que la loi de révision générale des politiques publiques(RGGP), mise en place actuellement renforce ce transfert de compétence du public
vers le privé.
En appliquant à la lettre ces directives, toutes les activités de service d'une municipalité devraient basculer en DSP. Imaginons que cela soit le cas d'ici quelques années pour la gestion des
ordures ménagères sur tout le territoire de Marseille.
La ville est découpée en secteurs d'exploitation gérés par un ou plusieurs groupes privés internationaux ou locaux. Les marseillais devront ils s'attendre à des grèves des ordures à chaque
renouvellement de concessions ?
Le précédent existe à présent et la brèche est ouverte pour que l'histoire se répète accélérant par le jeu de la concurrence tarifaire, la régression sociale et salariale des femmes et des
hommes employés par ces sociétés privées, en charge d'exploitation de délégation de service public.
Si l'on veut éviter ces écueils et leurs répétitions, il faut créer une rupture avec le mode de fonctionnement actuel et réinventer sur Marseille la notion de Service Public pour le bien
commun.
En outre, un enjeu de taille attend les marseillais en 2012 avec le renouvellement de la concession de l'eau et de l'assainissement avec la société des eaux de Marseille (SEM), par
renouvellement de la DSP. Il est à craindre que l'eau de Marseille devienne l'une des eaux les plus chers de France. Une enquête de "Que choisir" confirme déjà la
tendance. Tout comme pour les déchets, la municipalité doit reprendre en régie directe l'eau et la compétence de sa gestion.
Il faut remunicipaliser l'eau !
Il n'est pas tolérable que l'augmentation du coût de l'eau sur Marseille serve le bénéfice d'actionnaires au détriment notamment de l'entretien du réseau de distribution dont on connait les
défaillances.
L'eau des marseillais n'est pas l'eau des traders, une régulation des tarifs doit être mise en place. L'eau est un bien commun comme l'éducation, la santé, il ne doit en aucun cas être la
convoitise de la loi des marchés.
Les marseillais doivent reprendre en main la gestion de leur ville et sortir les secteurs stratégiques du régime de la concurrence.
Le Mouvement Républicain et Citoyen, Comité de Marseille, se félicite à ce point de vue de la prise de position récente du président de la Communauté Urbaine
de Marseille , M.Eugène Caselli.
Marseille , la festive, pourra t'elle fêter en 2012 sa nommination de capitale européenne du service Public ?
Pour le MRC, Comité de Marseille , Cédric Matthews